Premier débat des chefs

14 avril 2011

Communiqué

Premier débat des chefs

L’immigration : en français au Québec, en anglais ailleurs?

 

Les échanges sur le dossier de l’immigration dans le premier débat des chefs, hier, ont laissé pour compte 2,5 millions de citoyens francophones et francophiles dans neuf provinces et trois territoires. La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada souhaite que les chefs mettent enfin sur leur radar la notion que les collectivités de langue française vivant en milieu minoritaire ont accueilli plus de 80 000 immigrants au cours des 20 dernières années. Les immigrants francophones forment désormais 13 % de la population des communautés.

« Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, a déclaré qu’au Québec, la formation linguistique offerte aux immigrants serait en français et dans d’autres parties du pays, en anglais. Quoiqu’il soit vrai que les immigrants francophones doivent la plupart du temps connaître la langue de Shakespeare, il reste que la très grande majorité d’entre eux veulent des services d’accueil et d’intégration en français. Qu’est-ce que les chefs de partis sont prêts à faire pour les aider? », déclare la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

Il a également été largement question, lors d’un échange entre le chef néo-démocrate Jack Layton et le chef bloquiste Gilles Duceppe, du droit du Québec à sa propre politique en matière d’intégration des immigrants. La FCFA ne conteste pas ce droit mais demande aux chefs de se prononcer aussi sur une politique nationale en matière d’immigration francophone en milieu minoritaire.

« Comme le reste du pays, les communautés francophones et acadiennes comptent sur l’immigration pour renouveler leur population et combler des postes-clef, par exemple, dans le secteur de la santé et de l’éducation. Pour cela, il faut une politique qui fasse en sorte qu’on se donne des cibles en matière d’immigration francophone et qu’il y ait partout au pays des services d’accueil et d’intégration qui répondent aux besoins spécifiques des immigrants de langue française qui s’installent en milieu minoritaire », indique Mme Kenny.

Enfin, la FCFA note que le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, a rappelé que le gouvernement fédéral a des obligations constitutionnelles à l’égard des deux langues officielles du Canada.

« Ces obligations constitutionnelles ne s’appliquent pas qu’au Québec. Elles incluent l’engagement du gouvernement d’appuyer le développement des minorités de langue officielle partout au pays. Malheureusement, on n’a pas vu évidence de cela dans les échanges sur l’immigration lors du débat d’hier », déplore Mme Kenny.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que dix organismes nationaux. Elle a pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

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Renseignements :
Serge Quinty
Directeur des communications
FCFA du Canada
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