REGARDER LOIN POUR VOIR MIEUX « À LA MAISON »

 

DRE CLARE HALLERAN

OPTOMÉTRISTE | CLARENVILLE - MARYSTOWN

Native de Clarenville, la  Dre Clare Halleran est revenue au bercail en
2011 après avoir pratiqué l'optométrie en Californie et en Alberta. En 2016,  elle est devenue propriétaire de la clinique East Coast Eye Care, autrefois propriété de ses parents. « Cette profession me permet à la fois d'aider les gens, d'être en affaires et de travailler sans jamais m'ennuyer », résume-t-elle.    

Si elle reçoit parfois des francophones unilingues à la clinique de Clarenville, les patients de Saint-Pierre et Miquelon qui la consultent à Marystown, où elle se rend une fois par mois, lui offrent plus d'occasions de pratiquer son français. « Je peux tout comprendre ce que les gens me disent, peu importe leur accent. Mon défi est de leur donner des explications en français. Quand les mots me manquent, j'utilise des outils de traduction en ligne. J'étais meilleure avant... », confie-t-elle avec honnêteté.

Avant ses études en optométrie en Californie, Clare Hal-leran avait à deux reprises consacré une grande partie de ses vacances d'été pour étudier le français pendant 10 se-maines à l'Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse. « Il y avait aussi du français autour de moi quand, à la

même période, j'ai fréquenté l'Université Acadia en bio-logie », se rappelle-t-elle.

Cette connaissance du français lui sert d'abord en Cali-fornie. « À la clinique de l'université, nous avions beau-coup de patients latinos. Il m'arrivait de faire des flips-flops français-espagnol », dit-elle en riant. À Calgary, où elle pratique d'abord après l'obtention de son diplôme, Clare Halleran servait aussi des gens originaires des pays francophones, comme Haïti et l'Île Maurice.

Même si elle a moins d'occasion de pratiquer sa langue seconde depuis son retour à Terre-Neuve, elle est en me-sure de rendre ses patients francophones confortables en les écoutant et en déployant tous les moyens possibles pour clarifier ses explications dans leur langue maternelle. 

NOUVEAUX DANGERS

Dans sa pratique, Dre Halleran observe, tout comme les chercheurs, de plus en plus de problèmes oculaires liés aux longues périodes passées devant des écrans. Ces problèmes sont en hausse autant chez les enfants que chez les adultes.  
« Ce n'est pas naturel de regarder aussi longtemps à la même distance. Chez les enfants, les périodes prolon-gées devant des écrans changent la façon dont les yeux grandissent. On note donc, par exemple, une apparition plus précoce et une incidence plus élevée de la myo-pie », souligne l'optométriste. Un plus grand nombre

de jeunes enfants doivent donc porter des lunettes. Plus tard, ils pourront aussi porter des lentilles cornéennes qui ralentissent la progression de la myopie.

Chez les adultes, les cas de syndrome de l'oeil sec et de fatigue visuelle sont en hausse chez les travailleurs rivés à longueur de journée devant des écrans et ex-posés à la lumière des fluorescents, constate égale-ment Clare Halleran.

REMÈDES NATURELS

Si les problèmes engendrés par de longues périodes de-vant des écrans peuvent être traités par des lunettes, des lentilles ou des médicaments, comme des gouttes, des changements des habitudes de vie ou de travail sont par-mi les meilleurs remèdes à ces maux.

« Il faut limiter le plus possible le temps d'écran des enfants à la maison et augmenter les activités qui per-mettent de regarder à différentes distances, comme jouer dehors, sans téléphone », recommande Clare Halleran. Cette dernière recommandation s'applique aussi aux adultes, à qui elle conseille de cligner fréquemment des yeux et de prendre des pauses loin de l'écran.  

Selon Dre Halleran, l'école a aussi un rôle pour prévenir les problèmes chez les plus jeunes en variant l'attention visuelle des élèves ainsi qu'en leur permettant plus régu-lièrement de regarder au loin et de jouer dehors.

 

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