RETROUVER DE BELLES ET
BONNES DENTS, SANS ANGOISSE

 

 

ALLISON CHAYTOR

DENTISTE

Après trois ans de pratique de la médecine dentaire majoritairement en français à Montréal, la native de Saint-Jean Allison Chaytor est revenue à la maison. Depuis juillet dernier, elle prodigue des soins avec empathie et créativité dans la capitale, à Paradise et à Carbonear.

Allison Chaytor est l'une des rares natives de la province diplômée en médecine dentaire de l'Université McGill, à Montréal. L'admission d'étudiants hors Québec y est ultra contingentée : environ quatre recrues seulement par année y sont acceptées. Avant elle, l'admission d'une autre Terre-Neuvienne remontait à 13 années.

Est-ce son double baccalauréat en biologie et neurosciences de l'Université Memorial, sa connaissance du français à la faveur de trois séjours d'immersion intensive au Québec, ou encore ses talents de pianiste, de trompettiste et de choriste avec Shallaway qui lui ont ouvert grandes les portes ? Qu'importe. Chose certaine, elle revient au bercail avec tout ce bagage, et plus encore.

La formation en médecine dentaire à McGill a ceci de particulier que pendant la première année et demi de leurs études, les futurs dentistes suivent les mêmes cours que les futurs médecins. « Cette formation nous permet de comprendre tout le corps humain », explique-t-elle.

L'enseignement spécifique aux dentistes est dispensé pendant les six mois suivants. Les deux dernières années sont consacrées à l'exercice de la profession à la clinique de la Faculté de médecine dentaire, ouverte au grand public. La formation théorique se poursuit également.

« Nombreux sont les francophones qui fréquentent cette clinique. Comme je voulais améliorer mon français, on m'a confiée les francophones », raconte-t-elle. C'est ainsi qu'elle fera, dans sa langue seconde, sa première intervention à vie sur un patient et sur tous les autres, pendant ses deux dernières années à McGill.

« On apprend plus vite quand on n'a pas le choix ! », constate-t-elle. Et à en juger par sa maîtrise de notre langue, elle a appris vite et bien à écouter, expliquer et rassurer, en français, les gens pour qui la visite chez le dentiste est une expérience douloureuse, à maints égards.

« C'est tellement important d'écouter les gens pour comprendre ce qu'ils ressentent, de leur expliquer, dans leur langue maternelle, les différentes interventions qui s'offrent à eux et leurs impacts sur leur santé, sur l'esthétique, sur leurs finances ; d'obtenir de leur part un consentement éclairé ; de leur expliquer ce que nous faisons et de réduire leur anxiété », dit-elle.

L'expérience terrain d'Allison Chaytor est un autre facteur de réduction du stress. Ainsi, après l'obtention de son diplôme de McGill, elle a fait une résidence d'une année à l'Hôpital général de Montréal pour apprendre à faire des interventions spécialisées, comme des chirurgies des gencives et des traitements de canal complexes.

« Je suis une généraliste qui fait tout », résume-t-elle. « À Montréal, j'ai été exposée à une grande diversité de cas, de situations et de clientèles. J'ai entre autres soigné des enfants, des personnes âgées et des sans-abri. J'ai ainsi acquis une grande capacité d'adaptation à toutes sortes d'environnements de travail, tant au sein des équipes de travail qu'avec les équipements », raconte-t-elle.

Cette capacité d'adaptation lui sert bien depuis son retour à Terre-Neuve, puisqu'elle partage sa semaine entre trois cliniques de la région de la capitale. Elle est de service chez Freshwater Dentistry, à Saint-Jean, les lundis et mardis ; au Carbonear Dental Health Centre, les vendredis et chez Paradise Dental Care les mercredis, jeudis, et souvent les samedis.

 

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